Samantha, en Service Civique à Marseille et à Cambodge

Après mon bac en Italie j’ai décidé de poursuivre mes études à l’étranger puisque j’adorais les langues. J’ai donc choisi de partir en France pour améliorer mon français et je me suis inscrite à la Licence Langues Etrangères Appliquées à l’Université d’Aix-Marseille. C’était ma première longue expérience à l’étranger et ce qui m’a donné toujours plus envie de voyager et connaitre des nouvelles cultures. Pendant ma licence je suis partie pour un semestre Erasmus en Irlande, à Dublin.  C’était une de plus belles expériences multiculturelles que j’ais fait. Après avoir eu mon diplôme j’ai choisi de prendre une année de césure pour mieux expérimenter la vie du monde du travail. J’ai donc candidaté à un volontariat au sein d’une association basée à Marseille, la CAMI (Coordination des Acteurs de la Mobilité Internationale) où je suis restée pour à peu près huit mois. Pendant ce service civique j’ai eu l’opportunité de mieux connaitre les differents types de volontariats et j’ai découvert la possibilité de partir à l’international, hors Europe. Cela me parait une super occasion, j’ai donc demandé de pouvoir partir au Cambodge dans l’association Anjali House et… Here I am!

Ma structure d’accueil s’occupe principalement d’éducation pour les enfants avec moins d’opportunités. Ici je m’occupe principalement d’assister à des cours d’anglais, de sport, de jardin et de préparer des workshops. Toutes les activités sont faites avec deux différents groupes d’enfants qui ont entre 9 et 12 ans.

Je pense avoir appris surtout à vivre dans des conditions de vie très différentes par rapport à celles dont j’étais habituée et j’ai aussi appris à me débrouiller dans un pays où parfois la communication peut être compliquée comme moi je ne parle pas de khmer et parfois les gens ne comprennent pas l’anglais. En effet c’est la première fois que je vis dans un pays ou je ne parle pas du tout la langue et cela est souvent une challenge pour moi!  

Je pense qu’une des choses qui m’a surpris le plus c’est la façon dont les Cambodgiens voient la vie. Cela n’est pas seulement lié à ma mission mais on peut le sentir un peu partout au Cambodge. Les personnes sont toujours souriantes, même si parfois leurs conditions de vie sont compliquées, cela ne leur empêche pas de sourire.

La différence de culture entre Europe et Asie est assez forte, mais je pense pas avoir eu un vrai choc interculturel. Il y a bien sûr plusieurs choses auxquelles il faut du temps pour s’habituer ou des habitudes qu’on a auxquelles il faut renoncer, par exemple j’étais surprise par le fait que dans la plupart des supermarchés et magasins ici on peut pas tout trouver comme en Europe, en effet pour acheter les fruits, légumes ou encore des vêtements les khmers vous conseilleront de les chercher au marché (Il y a une infinité de marchés ici!).

Ou un autre fait c’est que les routes ne sont pas toutes asphaltées et comme c’est la saison des pluies il faut bien s’habituer à marcher dans la boue. Ça peut être très drôle parfois je vous assure!

Avant de partir j’avais un peu peur que la différence culturelle et le style de vie auraient pû être trop pour moi, mais après ces mois je peux dire que je ne regrette absolument pas avoir pris cette décision. Il faut un peu de temps bien sûr pour arriver à comprendre plusieurs aspects et il faut du temps pour pouvoir bien s’adapter, mais une fois qu’on a compris l’essentiel, cela deviendra une expérience inoubliable!